Nom de scene DJ protection

Choisir un pseudonyme ou un nom de scène DJ

La touche personnelle du DJ, c’est son style musical
Profession DJ, l’artiste de spectacle

Le nom de scène d’un artiste est un pseudonyme utilisé dans un cadre professionnel par un comédien, musicien, peintre, écrivain, journaliste, chanteur ou acteur, un disc-jockey, DJ..

Le pseudonyme est un nom d’emprunt utilisé volontairement par l’artiste pour exercer son activité sous un autre nom que son identité officielle ou administrative.

Ce pseudonyme (pseudo, alias  ou nom de scène) est choisis minutieusement par la personne qui le porte, contrairement au surnom qui est choisi puis utilisé par des tiers, sans toujours avoir l’approbation de la personne concernée (exagération de certains défauts ou traits du caractère, surnom ridicule ou surnom parfois moqueur..).

Quelques exemples: Laure Pester alias Lorie, Mylène Jeanne Gautier, alias Mylène Farmer, Alecia Beth  Moore, alias Pink, Stefani Giermanotta, alias Lady Gaga, Matthieu Tota, alias Matt Pokora, Calvin Cordozar Broadus Jr., alias Snoop Dogg, Michael Penniman, alias Mika..

Au niveau administratif et légal, le pseudonyme d’une personne est introduit à la suite de son identité réelle sur les documents officiels, en le faisant précéder du mot « alias » ou bien « dit », ou encore « aussi connu sous ». L’usage d’un pseudonyme est couramment admis au niveau du droit mais il n’est pas non plus obligatoire, on peut tout à fait conserver son identité c’est à dire le nom de famille officiel qui figure sur nos papiers d’identité. Le pseudonyme peut être précisé ou ajouté sur une carte d’identité ou un passeport, mais le nom officiel de la personne concernée doit également être stipulé sur ces documents administratifs.

pseudonyme et nom de scene DJ

Si un nom de famille peut convenir à l’exercice d’une profession artistique, il n’est donc pas nécessaire de prendre un pseudo ou un nom de scène spécifique.  Si on le souhaite, on peut faire figurer la mention « officiel » pour donner une connotation exclusive, une référence à l’unique, l’original, la fiabilité des sources. Par exemple, pour une utilisation sur les réseaux sociaux ou un site internet officiel. A ce sujet, il faut se méfier des outils appelés “générateurs automatiques de pseudos” ou autres scripts gadgets. Certaines suggestions de noms de DJ ne sont pas aléatoires (liste pré-établie à l’avance) ni uniques; les noms de scène ainsi générés peuvent être soit déposés ou réservés (utilisés).

Mais dans certains cas les noms de famille ou patronymes ne sont pas toujours neutres ou assez « porteurs » en terme d’image de marque ou autre. Comme on ne choisit pas son nom et que celui-ci est transmis automatiquement à la naissance (ou par mariage..) celui peut ne pas convenir pour une utilisation artistique ou professionnelle. D’où l’intérêt de choisir dans ce cas, un nom de scène ou un pseudonyme spécifique.

Le nom patronymique n’est pas seulement un attribut de la personnalité, c’est également un élément patrimonial, que son détenteur peut exploiter commercialement comme une marque. Il peut même la céder à un tiers qui utilisera le prestige de ce nom pour promouvoir ses activités. L’exploitant en question ne doit toutefois pas l’utiliser d’une manière qui porte préjudice à l’honneur de la personne qui porte ce nom (contractuel).

Choisir un nom de scène DJ original:

Comme nous venons de le voir, on peut très bien conserver son nom et prénom, comme nom de scène (exemples de DJ : David Guetta, Laurent Garnier, Antoine Clamaran..). Mais on peut également modifier ou accoler une initiale ou modifier l’orthographe original de son nom, inverser les lettres (exemples de DJ : Benny B, W and W, ATB, R3hab, Ran D, Feed Me, E-noid pour Dione etc..)

On peut aussi ajouter à son nom ou prénom, un diminutif, un lieu ou nom célèbre (référence historique). On peut ainsi ajouter sa touche personnelle à un prénom (exemples : Jack de Marseille, Charles Schilling, Claude Monnet..). On peut également innover et créer un pseudo de toute pièce ou ajouter un mot qui représente un accessoire ou un effet sonore (exemple : DJ no name, Cut killer, Dirty South, Project 46, AN 21, Pete Tha Zouk, Knife party..).

Il existe une multitude d’exemples pour aider ceux qui sont à cours d’idées. On peut ainsi jouer avec les mots, choisir un nom lié à sa personnalité, un nom composé ou à rallonge, un nom commun ou un personnage mythique, une représentation imagée (exemples : DJ bobo, Men at Work, Grand Master Flash, Manu le malin, Jérome Pacman, Shogun, Swedish House Mafia, Skrillex, Afrojack..) Enfin peut conserver son vrai prénom et ajouter le mot DJ, dans le pseudonyme que l’on choisira (exemples : DJ Gregory, DJ Antoine, DJ Leo..).

Bien entendu, il faut tenir compte de la dimension internationale ou non, que l’on souhaite donner à sa carrière professionnelle, pour choisir au mieux ce nom de scène.

DJ on stage, Dancefloor

Protéger sa marque et générer des revenus :

Quelle que soit la solution retenue, il conviendra ensuite de protéger sa marque en tant que telle, nom de famille ou nom de scène, ou encore le pseudonyme, le nom de scène DJ utilisé.

La marque permet de distinguer des produits ou des services d’une personne physique ou morale. La marque peut donc être figurative (dessins, logos, images..) mais aussi verbale (noms patronymiques, pseudonymes, sigles, chiffres, assemblages de mots etc..), ou encore sonore (sons, phrases musicales..), ou formelle (produit, une forme, un conditionnement etc..).

Pour qu’une marque soit protégée, il faut l’enregistrer au préalable auprès des offices de protection qui sont des organismes officiels. On pourra ainsi bénéficier de la protection de sa marque en France mais également à l’étranger si on le souhaite (le tarif et la procédure ne sont pas identiques). Les organismes chargés de la protection des marques sont l’ INPI (marque protégée en France), L’OHMI (pour tous les pays de la CEE) et l’OMPI (avec un dépôt unique mais une protection dans plusieurs pays à la fois).

Il faut savoir que la marque est protégée dix ans à compter de l’acceptation du dépôt de l’enregistrement de la marque. Il faut ensuite renouveler ce dépôt, les procédures de dépôt et de renouvellement sont payantes (prévoir environ 250 euros de redevance à payer pour un dépôt simple). Le prix demandé dépend essentiellement du nombre de classes sélectionnées et de l’étendue de la protection (nationale ou internationale), du recours ou non à un spécialiste de droit pour constituer le dossier. Il est possible de déposer directement sa marque via l’INPI, il est toutefois conseillé de se faire aider par un spécialiste du Droit ou de la protection des marques (Conseils, Agences, Avocats..), pour la rédaction et le dépôt du dossier (rigueur et précision nécessaires dans le dépôt des dossiers).

Nom de scene DJ protection

Bien entendu, et préalablement à tout dépôt, il faudra vérifier que la marque est disponible (non déposée par un tiers dans la ou les classes d’activités choisies) et que le dépôt est valable (recevable au regard du droit). On doit choisir avec soin plusieurs classes (domaines de la protection)  et  un dépôt de marque n’est pas toujours possible dans certains domaines ou pour certaines classes d’activités. Par exemple, le dépôt d’un nom de marque trop imprécis, vague ou trop généraliste, devra être revu et corrigé pour être accepté par le bureau des dépôts, dans les classes choisies. Une fois le dépôt recevable et valable juridiquement (redevance payée, fond et forme valides), l’INPI publie le dépôt de la marque, puis la marque est déposée au Bulletin officiel de la propriété industrielle (BOPI) dans un délai minimal de cinq mois, une fois la procédure d’examen du dossier achevée.

Pendant une période de deux mois, la marque peut faire l’objet d’une opposition ou d’une observation par n’importe quelle personne ayant pris connaissance du dépôt (opposition à l’enregistrement de la marque si par exemple un tiers estime que celle-ci porte atteinte à ses droits). Compte tenu des délais impartis, il faut donc ne pas attendre le dernier moment et envisager le dépôt de sa marque le plus tôt possible, dès le début de son activité professionnelle ou de sa carrière.

Bien avant de bénéficier d’une certaine renommée, il est toujours souhaitable de se prémunir et de protéger son activité et ses droits ce qui englobe le patronyme ou pseudonyme, les signes distinctifs professionnels, les logos, le ou les sites web officiels, les flyers ou affiches, labels, ses créations, son marchandising et ses produits dérivés, sa société ou son entreprise..). On jouira ainsi d’une bonne protection de sa marque et de  ses activités professionnelles afin de se prémunir de tout litige ou abus.

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