label musical

Notions sur la création et le fonctionnement d’un label musical

Révolution dans le domaine musical via le streaming ou le téléchargement
Une scène monumentale avec des murs de LED haute définition pour de fameuses soirées

Lancer son label et signer d’autres artistes DJ, ou bien rejoindre une structure déjà existante !

Un label est une marque. C’est donc sous cette marque que seront commercialisées les productions du DJ.

En outre, on peut créer (déposer) plusieurs labels ou marques pour une même structure ou entité commerciale sous réserve de respecter les procédures demandées (recherches d’antériorité de la marque, dépôt dans les classes adéquates à l’INPI..)

Comme cela représente un risque financier important (qualités de gestionnaire requises), bien des artistes ou DJ choisissent de rejoindre un label déjà existant et reconnu dans le secteur de l’industrie musicale. Ainsi de nombreux DJ “postulent” afin de rejoindre un label via une Major ou encore un DJ producteur à la recherche de nouveaux talents pour son label musical.

On peut dire qu’un label digne de ce nom à une véritable politique de « signatures » pour donner une couleur, un sens, une certain courant artistique à son catalogue. Dans cet ensemble artistique, les artistes se reconnaissent et s’apprécient généralement. La finalité étant de mieux promouvoir les artistes et le catalogue (budgets conséquents) et d’autoproduire et financer tous les contenus artistiques prometteurs.

Dans le monde de la musique électronique (EDM), les productions sont très souvent le fruit de plusieurs collaborations entre DJs, que ce soit au niveau des paroles ou de la composition des morceaux. Tout cela n’est généralement pas très simple à organiser notamment en ce qui concerne les aspects juridiques et les accords à obtenir au niveau de la production commune.

Un label produit en contrat d’artiste, coproduit parfois avec un autre producteur moyennant une baisse des royalties ou de sa marge. Un label finance la production, la promotion, et le marketing d’un disque, qu’il distribue ou qu’il laisse en distribution pour autrui.

Parfois pour compléter son catalogue, le label passe également des accords avec des labels étrangers qui sont sur le même créneau musical. En licence, le label loue le droit d’exploiter une production sur une durée définie contractuellement. Pour cela, il faut une distribution, physique ou numérique.

label production DJ

Les labels incontournables (Majors):

Ces trois sociétés se partagent l’essentiel du marché mondial de l’industrie musicale (environ 70 %).

Sony Music Entertainment (précédemment Columbia, CBS Records, Sony Music Entertainment, Sony-BMG music Entertainment) est un label de disques contrôlé par Sony Corporation of American.

Universal Music Group (UMG), aussi connu sous le nom d’Universal, est un label de musique appartenant à Vivendi.

Warner Music Group (précédemment WEA Records) est un groupe d’édition de disques qui appartient à un consortium (collaboration et groupement de plusieurs acteurs).

Quelques-uns des labels de DJ Producteurs:

Armin Van Buuren: Armada Music.

David Guetta: What A Music, Astralwerks1, Ultra, Gumprod, FMIF, Jack Back. Collaborations sous label: Parlophone, Warner, EMI Music France..

Tiesto: Black Hole Recordings, Musical Freedom, Magik Muzik, Songbird. PIAS..

Avicii: Strike, Joia, Vicious Vinyl, Ministry of Sound, Interscope, LE7ELS..

Bob Sinclar: Yellow Productions. Collaborations avec le label Defected Records.

Antoine Clamaran: Pool e Music. Collaborations avec le label Sony music.

La liste ci dessus n’est pas exhaustive tant au niveau du noms des labels que des artistes DJ Producteurs.

😉 Le métier de directeur artistique d’un label, consiste à chercher des artistes pour les faire signer sur le label en question, écouter les démos reçues, faire des compilations, gérer la promotion web, radio et TV etc…

Le métier de Business Affairs ou Licensing Manager, concerne la partie juridique et administrative du label. Cela va de la rédaction des contrats de licence avec les artistes au versement de leurs royalties, en passant par la gestion des droits en tous genres (édition, droits voisins, etc…).

Les labels peuvent être indépendants. En théorie, un label indépendant est une structure de production de disques indépendante des grandes compagnies de l’industrie du disque. Ce terme qui est parfois galvaudé et désigne parfois également des structures qui sont la propriété de grosses Majors, mais parfois aussi à la suite de fusions/acquisitions.

L’activité d’un label est très large, cela va de la création d’un catalogue musical spécifique (ou pas) à un style, la gestion de ce catalogue (aspects qualitatifs, financiers et juridiques, comptables..), la recherche de nouveaux talents, la production, la signature de contrats d’artistes ou d’enregistrement phonographiques..

Il ne faut pas confondre la signature avec un label phonographique et signature avec un éditeur. Le premier a en charge l’exploitation commerciale de l’œuvre fixé (support), alors que le second s’occupe des œuvres de l’esprit (auteur compositeur, arrangeur).

Pour créer son propre label, il faudra obligatoirement créer une société avec une structure légale (entité commerciale ou association) qui sera propriétaire du master : la fameuse bande mère de l’enregistrement.

La société, bien souvent de nature commerciale (SA, SARL..) devra signer un contrat d’enregistrement avec l’artiste (DJ, artistes, chanteurs, interprètes..), et ce, même si l’artiste en question détient la totalité du capital de la société ou du label. En France, la structure juridique peut être une: association, société, coopérative… ce sont quelques-unes des formes juridiques que peuvent prendre un label.

Le sprincipale sstructures juridiques en France

C’est par ce contrat (aspect formel) que l’artiste concède au label l’exclusivité de la fixation de ses œuvres musicales en vue de leur reproduction.

Par la suite, le label peut soit exploiter lui-même ses enregistrements ou bien conclure un contrat de licence. Pour le label, exploiter les enregistrements qu’il possède dans son catalogue est un processus complexe et couteux comme nous l’avons vu ci-dessus. Il devra également payer des droits d’auteur en raison de la reproduction de l’œuvre.

Pour terminer, rappelons que l’artiste interprète est rémunéré en percevant des royalties (cachets) et des droits voisins. L’auteur (celui qui crée l’œuvre), le compositeur ou l’arrangeur d’une œuvre, touche des droits d’auteur (SACEM).

Les droits voisins du droit d’auteur ont été instaurés par la loi no 85-660 du 3 juillet 1985, au profit des artistes interprètes, des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes et des entreprises de communication audiovisuelle

Ceux-ci jouissent ainsi d’un droit exclusif qui leur donne la possibilité d’autoriser ou d’interdire l’utilisation et l’exploitation de leur prestation et de prétendre à une rémunération en contrepartie de leur autorisation.

Les artistes interprètes jouissent également d’un droit moral sur le nom (l’artiste doit être associé à son interprétation), et sur d’éventuelles modifications car on ne peut pas modifier l’interprétation sans son autorisation.

label DJ producteur

Quelques astuces avant de contacter un label:

Pour commencer, contacter les petites structures à taille humaine ou bien les labels indépendants pour avoir des premières signatures. Il est très difficile de toucher les gros labels lorsque l’on est peu connu ou sans expérience dans ce domaine.

Il est très important que le morceau soit bien travaillé avant d’être envoyé pour avoir un maximum de chances d’être sélectionné car il y a multitude de postulants qui sollicitent des “partenariats” de toutes sortes, et envoient de nombreuses démos (le meilleur et le moins bon..).

De plus, il faut éviter d’envoyer les titres en entier. Un lien hypertexte de type “Soundcloud” avec un preview (extrait) de deux minutes suffit amplement au D.A. pour se faire une première opinion. Les directeurs artistiques sont submergés de démos à écouter, il n’est pas possible (difficile) d’écouter tous les titres reçus dans leur intégralité.

Etre bref il faut être concis dans la présentation de son projet pour gagner en crédibilité (pas de longues biographies, pas de trop grandes explications ou justifications inutiles..).

Enfin, il faut envoyer ses créations au format mp3 qui est un format pratique au niveau de la compression (transmission rapide des données par Internet). En 320 kbps pour tout de même avoir une qualité maximum dans ce type de format mp3. Ne pas envoyer ses créations au format WAV (ou autre format de fichier audio définitif) avant que le contrat ne soit signé avec le label.

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