musique électronique

La musique électronique est entrée dans la culture populaire

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Les musiques électroniques sont souvent désignées sous le diminutif de son électro dans les pays francophones. L’industrie américaine préfère l’acronyme EDM pour désigner la scène commerciale de la musique électronique. Le terme EDM recouvre de nombreux genres et sous genres musicaux.

La musique électronique n’était pas courante dans les années 1980. Mais depuis cette époque, on peut dire que les musiques House et Techno font désormais partie des musiques populaires, entraînant une véritable mutation musicale et technologique pour les artistes et deejays.

En effet, les musiques électroniques ont démocratisé l’utilisation des synthétiseurs, des boîtes à rythmes, des samplers, des ordinateurs, des logiciels et fichiers audio, l’utilisation de la MAO. Cette soudaine popularité du phénomène électro a été expérimentée par de jeunes DJ motivés, parfois équipés d’un simple home studio amateur. En d’autres termes, des discjockeys passionnés qui peaufinent des fichiers musicaux chez eux, à la maison, pour une efficacité maximale à moindre coût. Auparavant dans une galaxie lointaine, très lointaine.., l’utilisation des studios professionnels était essentielle au succès d’un titre.

musiques electroniques

La manière de diffuser la musique a changé:

Une fois que son morceau est abouti et que le titre est peaufiné, l’artiste peut le rendre immédiatement et directement disponible à ses auditeurs ou fans (followers/suiveurs) sur les réseaux sociaux et via les services gratuits de distribution en ligne. Ces jeunes DJ maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies ce qui modifie les modes de création et de production musicale (home studio), la manière de diffuser et d’avoir accès aux œuvres produites (plateformes et réseaux sociaux).

Les circuits de distribution traditionnels sont chamboulés, on est désormais dans le domaine de l’automatisation en temps réel: diffusion, promotion, marketing, buzz sur Internet..

Bien que les débouchés soient parfois incertains, de nouveaux courants musicaux et ambitions autodidactes sont nées grâce à ce phénomène musical. Ainsi, la musique électronique a donné naissance à de nombreux genres et styles musicaux différents, aussi bien contemporains (électroacoustique…), qu’ expérimentaux.

De la Dance Music (House, Techno..), en passant par la musique électronique d’ambiance ou bien planante (Chill-out, Lounge..). Et enfin l’EDM (Electronic Dance Music) dont la finalité est d’être entièrement composée pour être danser, et principalement jouée dans des discothèques et festivals.

les musiques électroniques

Les DJ stars internationales, la consécration et la célébrité:

Au fil du temps, la musique électronique a propulsé à son plus haut niveau de gloire et de virtuosité le rôle du DJ qui est devenu le personnage central et indispensable à tout événement festif.

C’est le phénomène de starisation des individus certes compétentes dans leur domaine, mais dont les prestations scéniques sont facturées en conséquence. Ce sont des cachets qui atteignent parfois plusieurs milliers d’euros en Clubs ou discothèques, et jusqu’à parfois 30 000 euros pour participer à des Festivals à titre d’artiste vedette (pour une prestation scénique complète).

Parallèlement, de nouveaux  artistes (créateurs) de la scène électronique ont néanmoins pu innover, émerger ou se faire connaitre dans ce secteur désormais très convoité et élitiste.

clubbing ou festivals

Les DJ qui utilisent les musiques électroniques dans leurs mixages utilisent bien souvent les œuvres d’autres artistes pour créer de nouvelles œuvres. La création est devenue protéiforme c’est à dire à la fois un mélange de production personnelle, d’emprunts ou d’extraits audio appartenant à d’autres artistes, de transformations de morceaux existants, de remix des titres au succès passés.

La mise à disposition des banques de sons «samples» ou plugin par les artistes eux-mêmes, permet aux deejays (DJ) débutants de re-mixer plus facilement les morceaux, de les associer sous forme de «mash-up», ou bien de les «sampler». On constate également l’arrivée massive des remixes non-officiels appelés « reworks ».

La gestion des droits d’auteurs par la SACEM (et autres organismes de gestion et protection des œuvres) constitue également un enjeu majeur pour cette industrie où l’usage du sampling est omniprésent, et dans laquelle les DJ sets redéfinissent ce qu’est l’œuvre originale d’un artiste.

Un changement dans les pratiques sociales au niveau du Clubbing et des sorties festives:

C’est la pratique du Night Clubbing, l’organisation des Rave Parties, les fêtes spontanées et improvisées, des trance-parties sauvages et libertaires organisées en dehors des espaces officiels et des contraintes réglementaires. Des sound-systems qui organisaient les free-parties et dont les DJ portaient plusieurs casquettes à la fois: artistes DJ, musiciens, organisateurs, performeurs, décorateurs, techniciens.

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De nos jours, le phénomène a pratiquement disparu au profit des festivals qui sont gérés dans le strict respect des normes administratives et réglementaires: hygiène, sécurité, assistance médicale, prestataires techniques, professionnalisation..

festival musique électronique

Depuis un moment déjà, on constate l’émergence des festivals des musiques électroniques en Europe (Exit Festival, Sziget, Inox Park, Balaton Sound, Kappa Futur Festival, Ultra Europe, Coachella, Weather Festival, Parookaville,  Dream Nation, Tomorrowland, Melt, Untold, Creamfields, Mysteryland, SW4, Solar, Black Sheep, Defected, Off, DGTL, Alfa Future, Straf, Electrobeach, Sonus Festival, etc..).

Ces festivals favorisent la mobilité des publics depuis et vers toutes les régions du Globe. Ainsi, c’est tout un marché des musiques électroniques avec une identité et des affinités marquées : festivals, soirées, clubs, collectifs d’artistes…

Un constat et non pas une critique:

Il existe depuis toujours un débat stérile autour de la définition de ce qu’est exactement la musique électronique. Entre EDM et la “vraie” musique électronique originelle, les musiques Techno et Trance, l’électro ou la Dance Music, la frontière est ambiguë. C’est pourquoi les acteurs du secteur musical ne sont ni d’accords ni unanimes sur une définition commune de la musique électronique, aucune reconnaissance légitime par le milieu professionnel et les institutions. On oppose toujours la musique électronique dite commerciale, aux autres courants artistiques.

Les musiciens, les critiques et  journalistes spécialisés, se contentent rarement de définitions jugées trop réductrices pour décrire la nature exacte de la création musicale. C’est le statu quo.

Les puristes souhaitent distinguer la musique électronique commerciale destinée principalement aux circuits commerciaux ordinaires pour les médias de masse, des courants plus culturels ou artistiques. Ces circuits parfois “souterrains” sont en marge des habitudes culturelles, c’est la musique électronique dite «mainstream» avec sa programmation musicale spécifique.

Cette dernière s’éloigne des cultures et des médias de masse (avec une économie parallèle) mais aussi des valeurs «véhiculées» qui sont considérées comme n’étant pas socialement ou politiquement correctes, voire subversives.

DJ musique électronique

On distinguera les deux grandes catégories de DJ qui officient sur ce marché. D’un côté, les Deejays (platinistes..) animateurs qui sélectionnent et enchaînent des titres musicaux au sein d’une discothèque (souvent le DJ résident salarié).

De l’autre, l’artiste DJ (perçoit un cachet) spécialisé dans les musiques électroniques (production et scènes, festivals, concerts..) et qui crée de la musique, parfois basée sur des œuvres existantes, et qui peut proposer un éventail de dispositifs variés sur scène (interprétation des œuvres, remixes d’œuvres existantes, combinaison de titres musicaux).

Le DJ peut se concentrer exclusivement sur sa prestation en live et il peut aussi faire produire ses propres morceaux par d’autres DJ spécialisés appelés des Ghostsproducers.

Quelle que soit la variété des termes utilisés pour désigner les musiques électroniques, il n’en reste pas moins vrai que ce secteur pèse 416 millions d’euros HT dans l’économie nationale en France (Source: estimation chiffres SACEM Octobre 2016). Ces éléments économiques confirment la popularité grandissante et la bonne santé de ce secteur aussi bien en France qu’à l’Etranger.

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