piqûres sauvages dans les discotheques

Après les boissons droguées, les piqûres sauvages !

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L’utilisation des substances nocives (verres drogués ou piqures sauvages) dans les boites de nuits, festivals, soirées festives, bals ou bars.

Ces agressions injustifiées et brutales, à l’insu des personnes, reposent sur la soumission chimique.

Les boissons avec drogues

 

L’utilisation des drogues ou des substances chimiques

 

La violence physique est une forme d’abus impliquant un contact physique et causant des émotions telles que l’intimidation, des blessures ou autres souffrances physiques.

Depuis des années, la pratique qui consiste à introduire des drogues dans la boisson d’une potentielle victime, est bien connue des fêtards. Les clients sont désormais mieux informés et sont plus prudents.

Mais les excès et les addictions sont nombreuses dans les milieux festifs, même s’il ne faut pas non plus généraliser ou exagérer.

Certains établissements de nuit ajoutent des couvercles en plastique sur les verres, à titre préventif pour limiter le phénomène.

Les plaintes les plus fréquentes concernent l’injection de substances plus ou moins nocives à l’aide d’aiguilles hypodermiques, ou l’ajout de produits illicites dans les verres par ruse.

Désormais, c’est la multiplication des cas de piqûres (injections sous cutanée) dans les soirées festives qui a remis sur le devant de la scène, l’utilisation des drogues à l’insu des victimes.

Le problème principal est que la victime ignore la nature exacte de ces substances administrées ou injectées. Cela se produit sans le consentement des personnes, à leur insu, et pour abuser de leur faiblesse.

Dans certains cas signalés aux autorités, il peut s’agir de GHB ou d’autres molécules et stupéfiants, ou encore d’injection de Rohypnol qui est un somnifère réservé aux insomnies sévères.

Le GHB (vendu une quinzaine d’euros et conditionné sous forme de poudre, cachets ou liquide) est un anesthésiant euphorisant utilisé dans un cadre médical, et pour les anesthésies générales.

Le GHB provoque une large gamme d’effets qui vont de l’euphorie jusqu’au sommeil profond (comateux) ou à l’inconscience, en passant par la détente, la perte des inhibitions, l’intensification des perceptions, éventuellement un besoin accru de parler, de légers vertiges ou de la somnolence.

 

Les piqûres sauvages et l'alcool

 

Les mélanges de substances ou les additions de drogues, sont dangereuses pour la santé

 

Les mélanges d’alcool bu en fortes quantités avec le poppers, le cannabis ou le GHB favorisent la perte de conscience, les risques cardiaques. L’alcool consommé avec du poppers peut également provoquer une chute brutale de tension, ou un coma.

Le poppers est une préparation contenant des nitrites dissous dans des solvants, présentés comme aphrodisiaques et euphorisants et destinés à être inhalés. Le poppers (un vasodilatateur) se présente sous forme de petite fiole dont on retire le bouchon pour « sniffer » son contenu.

Quant à l’alcool, il est addictogène (crée de l’addiction). Il faut rappeler qu’une boisson alcoolisée (cocktail, bière, digestif , cidre, vin..) est une boisson contenant de l’éthanol.

L’alcool augmente le temps de réaction. Il diminue les réflexes, la vigilance et la résistance à la fatigue.

Il perturbe également la vision, l’estimation des distances et la coordination des mouvements. Sa consommation reste une source importante de mortalité et de morbidité.

L’alcool a des effets désinhibiteurs. Autrement dit, on ne voit plus les choses de la même façon, on oublie certaines règles de la vie en société. Les consommateurs se sentent temporairement moins «coincés », moins complexés.

On se comporte différemment. Pendant cette période spécifique où l’on peut être plus fragile psychologiquement et influençable.

L’effet désinhibiteur de l’alcool favorise parfois les relations intimes, mais l’abus d’alcool peut par contre mener à une véritable catastrophe, tant sur le plan des relations amoureuses que sur celui des relations sexuelles.

En effet, il peut parfois augmenter la vulnérabilité des personnes intoxiquées, à diverses formes de violence sexuelle.

Les cas de viol par vice de consentement où un(e) femme/homme qui a volontairement consommé de l’alcool est trop saoul pour consentir à une relation sexuelle.

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Souvent, il est très difficile d’identifier les substances chimiques à l’origine du problème. En effet, il faut agir immédiatement après les premiers symptômes ce qui n’est pas toujours évident (malaises, perte de la conscience, traumatisme psychologique et peur.

L’apparition non immédiate d’une ecchymose sur la peau ou à l’endroit supposé de l’injection.

 

Le recrudescence des piqûres sauvages dans les lieux festifs

 

Sur le plan juridique, les piqûres sauvages sont des délits

 

Ces actes sont considérés par la justice comme des crimes ou des délits par les juges. Cela dépend de la gravité des faits (circonstances exactes), c’est au cas par cas lorsque les auteurs sont connus.

Sur le plan de la qualification juridique, il s’agit soit de l’administration de substances nuisibles à la santé ou bien d’un empoisonnement (utilisation d’une substance mortelle avec intention de donner la mort par exemple). Ou encore de violence volontaire avec arme, en raison de la présence de piqûre ou autre.

Parmi les atteintes à l’intégrité de la personne (violences volontaires ou violences involontaires.), les juges  relèvent souvent une violence spécifique qui est l’administration de substances nuisibles (article 222-15 du Code pénal).

Il y a également les tortures et actes de barbarie ainsi que le fait d’enregistrer ces infractions ou actes délictueux, c’est la mode du « happy slapping » sur les réseaux sociaux (qui ne modèrent pas toujours ces actes).

Le vidéolynchage ou « vidéo agression » sont des pratiques consistant à filmer l’agression physique ou morale d’une personne (de la simple vexation aux violences les plus graves).

Les atteintes à l’intégrité de la personne sont des infractions visant à réprimer toute attitude qui met en danger l’intégrité physique d’une personne.

S’ils sont identifiés, les auteurs qui utilisent la soumission chimique dans le but d’agresser quelqu’un risquent 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs précisé que l’usage de la drogue du violeur constitue désormais une circonstance aggravante, en matière de viol et d’agressions sexuelles.

Pour un viol commis dans ces circonstances, la peine a ainsi été portée à 20 ans de réclusion criminelle.

Au niveau des conséquences, il y a une souffrance mentale (anxiété, cauchemars, sensation de trahison ou de viol, amnésie..) ainsi que des problèmes physiques (marque localisée, paralysie, malaises, vomissements, fatigue, vertiges, nausées, spasmes, difficultés à se mouvoir, ou perte d’équilibre, maux de tête et trous de mémoire.. ).

Une psychose générale que la série de cas fait planer sur toute la jeune génération.

Les victimes ressentent généralement une sensation de piqûre et constatent par la suite des bleus, des points rouges ou des rougeurs sur différentes parties du corps (cuisses, bras, dos, hanches, fesses ou abdomen).

Des analyses toxicologiques pratiquées ont parfois relevé la présence de GHB. Le GHB, appelé aussi  » drogue du violeur », n’est pas détectable longtemps dans l’organisme : 12 h dans les urines et à peine quelques heures dans le sang.

 

Les piqûres sauvages

 

Des justifications malsaines, non excusables

 

Le phénomène touche tous les pays du monde, certains auteurs des faits ont été identifiés et mis en cause par la justice de leur pays.

Dans les motivations ou les origines (issues des témoignages d’auteurs arrêtés), on constate un certain mauvais goût pour le « défi ou jeu malsain » ou de blagues « lourdes » entre « potes ».

L’auteur filme ou prend la victime en photo, sous son plus mauvais jour, dans une situation ou position dévalorisante (malade ou saoule, perte de ses moyens…), dans l’objectif de la ridiculiser par la suite via les réseaux sociaux. Si l’on veut éviter de tels déboires, il faut savoir choisir ses « amis » avec soin.

Parfois, ce sont des manœuvres pour dérober une carte bancaire et affaiblir une personne ciblée, une tentative d’agression sexuelle ou de viol…

Les auteurs planifient de droguer des personnes (proies) avec l’intention de leur nuire (ruse), d’importuner la victime (viols, relations sexuelles.), ou de les blesser (tentatives de vol, menaces, attaques, meurtres.).

Qu’il s’agisse du protoxyde d’azote contenu dans les cartouches (gaz) des siphons pour la patisserie, ou du GBL contenu dans des solvants à peinture, les nouvelles drogues de synthèse sont présentes partout.

Ce sont des nouvelles drogues alternatives qui sont très dangereuses pour la santé, et qui provoquent immédiatement une sévère addiction.

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Les piqûres sauvages dans les festivals

 

 

Il faut avoir les bons réflexes au bon moment

 

En résumé, agir de manière préventive :

-Ne jamais accepter un verre d’un inconnu ou si on a le moindre doute sur la  provenance de la boisson.

-Ne pas boire dans le verre d’une autre personne, ne pas accepter un verre gracieusement offert pour faire connaissance.

-Ne pas laisser son verre posé sur une table, ou sans surveillance.

-Surveiller les possibles changements au niveau de sa boisson : aspect, goût salé, apparence brumeuse ou changement de couleur, quantité excessive de bulles, glaçons qui coulent au fond du verre.

-Si l’on ressent des symptômes anormaux, se mettre en sécurité et alerter, demander de l’aide à des amis proches ou au personnel.

Ne pas se désolidariser de son groupe ou rester isolé; ne pas sortir seul(e) de l’établissement concerné pour prendre l’air (certains prédateurs n’attendent que cela pour passer à l’acte).

 

piqûres sauvages et clubbing

 

Lorsqu’on pense avoir été drogué ou avoir subi une piqûre sauvage, que faire ?

 

Il faut savoir que la drogue (produit illicite) se métabolise très rapidement. On dispose d’une courte fenêtre d’action pour collecter ou faire des prélèvements.

Par exemple, le GHB est détectable de 6 à 8 heures dans le sang, et de 8 à 12 heures dans les urines. C’est un laps de temps très court pour agir et beaucoup de services publics sont fermés ou en effectifs réduits (agression subie tard en soirée, WE.).

Secundo, les victimes qui consomment de la drogue out tout autre substance à leur insu, ne peuvent évidemment pas savoir quelle quantité circule dans leur organisme. Chaque personne va donc réagir différemment.

Sous sa forme liquide, le GHB ressemble à de l’eau. Il est inodore et insipide, ou peut avoir un goût légèrement salé ou un goût de solvant facilement masqué.

 

Suite à une piqûre sauvage il faut faire une anlyse de sang

 

Par exemple, le GHB administré à faible dose va avoir des effets similaires à une prise d’alcool comme une désinhibition, et un état d’euphorie passagère.

À petite dose, on se sent plus sociable, moins inhibé et un peu étourdi. Une dose légèrement supérieure augmente ces effets ou provoque une certaine somnolence.

Mais, mélangé à de l’alcool, le GHB peut provoquer des overdoses. Une surdose aussi peut provoquer des difficultés respiratoires, un ralentissement du rythme cardiaque et des convulsions, voire la mort.

On peut subir une amnésie totale qui peut durer plusieurs heures, ou plus. La substance peut aussi créer une dépendance au produit.

 

Les marques sur la peau suite a des piqûres sauvages

 

  • On se met en protection et on demande du secours (on avertit ses proches, amis, la sécurité, la direction de l’établissement, mais également la Police).

 

  • On se rend aux urgences ou autre (laboratoire d’analyse) pour réaliser les tests urinaires et sanguins (coûts élevés de l’ordre de 3000 euros pris en charge si plainte). Un dépistage anti-VIH peut également être réalisé aux urgences. Un traitement préventif post-exposition au VIH peut être administré.

 

  • On porte plainte tout de suite après une suspicion d’administration (enquête).

 

  • Parallèlement, il faut se reprocher d’une association spécialisée ou d’un centre d’addictologie pour se faire conseiller et aider.

 

En cas d’intoxication, le premier réflexe à avoir est de ne pas s’isoler.

Pour aider une victime, il faut appeler aussitôt les secours et emmener la personne (si elle peut bouger) dans un lieu sûr en attendant les secours.

On s’assure qu’elle respire correctement et on place la victime en position latérale de sécurité (PLS), si elle est inconsciente.

On prévient immédiatement la Direction de l’établissement et les services de police, afin qu’ils puissent prendre les mesures conservatoires et récolter des indices ou preuves (prise du dépot de plainte, instruction et enquête, témoignages, consultation de la vidéo surveillance, éventuelles mesures préventives..)

Si une victime réalise son agression le lendemain, elle peut contacter le centre d’addictovigilance de sa région afin d’échanger avec des médecins qui pourront l’a conseiller dans les démarches.

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