le streaming audio

Le streaming audio et la course aux chiffres

Le streaming est utilisé pour visionner ou écouter des contenus audio ou vidéo en ligne.

Ce protocole permet la lecture instantanée de vidéos ou de musiques. Le Streaming audio peut permettre aussi la lecture de flux audio ou le podcast, comme le proposent les web-radios.

La technologie du streaming musical permet notamment de regarder une vidéo ou d’écouter de la musique en ligne, sans la posséder.

Le streaming audio est un marché qui explose, car on peut écouter de la musique de façon illimitée contre un abonnement peu onéreux, voire gratuit (avec la diffusion de publicités).

l'enguement pour le streaming

 

L’engouement du streaming audio

 

Il existe désormais un nouveau “business model” de la musique enregistrée, c’est un modèle fondé sur l’accès à la musique et non plus sur l’achat et la possession de l’objet (disque, CD, lecteurs etc.).

Le streaming audio est devenu la principale source de consommation des biens culturels mais aussi une méthode de piratage très répandue qui permet de ne pas payer les droits ou redevances. Dans ce cas, les diffuseurs peuvent difficilement restreindre contractuellement les droits de diffusions ou de retransmissions.

La jeune génération suit toujours les dernières modes ou tendances. Elle est toujours fan des nouvelles technologies, scotchée sur les smartphones, en quête permanente de nouveautés.

 

streaming et clubbing DJ

 

La musique représente une part importante dans leur vie, le streaming et les plateformes d’écoutes gratuites en tirent donc profit.

Cette jeunesse plébiscite sans surprise la gratuité quitte à devoir “supporter” la diffusion des publicités. Pour certains autres, c’est du téléchargement illégal.

Les jeunes (génération Z) vivent en mode tribu : mêmes playlists musicales, soutien à des causes sociales similaires, convergence de point de vues et de modes de consommation, intérêts communs, interrogations existentielles, défiance vis-à-vis des médias et des infrastructures politiques, partage des passions.

Ces jeunes n’hésitent pas une seconde à se payer des vêtements de grandes marques pour soigner leur apparence (look), mais rechignent parfois à payer (quelques euros) les artistes et la musique qu’ils écoutent sans modération. Il y a un certain paradoxe.

 

Le streaming audio et comptabilisation des titres

 

Un mode de rémunération spécifique pour le streaming

 

Le streaming audio continue d’exploser. En effet sa croissance et le nombre d’abonnés progressent d’année en année (en mode gratuit ou payant). Ce mode de diffusion devient incontournable pour les artistes, surtout les débutants, qui souhaitent promouvoir leurs œuvres ou leur travail.

Cependant, son modèle économique est très différent de celui des supports traditionnels d’antan (disques, CD..), qui était vraiment beaucoup plus favorable aux artistes en terme de droits d’auteurs.

Quelques artistes refusent encore de déposer leur répertoire en ligne alors que d’autres au contraire, se sont ravisés pour profiter de la visibilité exceptionnelle des plateformes, pour toucher un plus large public.

En effet, la plupart des plateformes de streaming audio proposent une formule gratuite, mais avec des sessions qui sont entrecoupées de publicités, ou bien des abonnements à la carte sans pubs.

La montée en puissance des consommateurs payants est donc l’un des principaux enjeux du marché numérique de la musique.

Même si la progression du nombre d’abonnés se poursuit à un rythme soutenu selon le SNEP, il reste une très grande marge de progression avec des offres adaptées aux attentes des consommateurs.

Le piratage est souvent présenté comme le principal responsable de la chute des revenus du secteur numérique de la musique.

Auparavant, la rétribution des artistes était proportionnelle aux ventes d’albums physiques, ces derniers ont dû s’adapter aux règles du numérique.

La rémunération des plateformes de streaming musical reste flou et de nombreux artistes ne sont pas satisfait de la rémunération allouée.

L’ADAMI, qui représente des artistes-interprètes, a plusieurs fois dénoncé une inégalité dans le partage de la richesse.

Selon l’ADAMI, quel que soit le mode de calcul utilisé, les artistes se partagent environ 5 % du montant de l’abonnement, soit moins de 50 centimes. Hormis les cachets, le mode de rémunération standard (le plus utilisé) des artistes est basé sur le nombre d’écoutes en streaming.

 

le streaming audio

 

Les bénéfices dégagés ne sont pas encore au rendez-vous, et le nombre de plateformes est très important sur le marché du Stream. La concurrence est vive.

Chaque service de streaming musical fonctionne selon son propre système de rémunération des auteurs.

Les sommes reversées aux utilisateurs de la plateforme sont donc variables d’une plateforme à une autre (Spotify, Pandora USA, Apple music, Amazon Prime Music, Deezer, Tidal, Cstream de Cdiscount, Youtube Music et bientôt Facebook…).

Les plateformes les plus fréquentées ne sont pas obligatoirement les plus intéressantes pour un artiste en terme de rémunération.

Sans parler des sites de téléchargements de fichiers torrents (illégaux) qui sont encore très nombreux et totalement gratuits.

Selon le SNEP, l’usage du streaming n’est définitivement plus l’apanage des plus jeunes consommateurs : 70 % des Français âgés de plus de 10 ans font du stream audio.

Et, si 96 % des 16-24 ans écoutent de la musique en streaming, un quart des utilisateurs a plus de 55 ans.

 

streaming et fraude à la comptabilisation des lectures

 

Des possibilités de fraudes sur Internet

 

C’est au niveau de la comptabilisation des lectures que cela prend tout son sens en ce qui concerne la fraude au streaming.

Les plateformes de streaming suscitent des convoitises au niveau de la communication des chiffres concernant les titres les plus écoutés ou diffusés, les classements des artistes.

Certains artistes, plus ou moins connus, tentent parfois de « manipuler » indirectement les chiffres. Le but est d’obtenir de bien meilleurs résultats que le réel chiffre des diffusions, au niveau de leurs titres ou production musicale, de cumuler le plus d’écoutes réalisables quitte à utiliser des moyens « artificiels ».

En effet, il est possible de fausser les chiffres d’écoute et de “bidonner” sa réelle audience en exploitant par exemple les éventuelles failles techniques des plateformes de streaming.

Dès 2017 le SNEP (syndicat national de l’édition phonographique) avait d’ailleurs détecté certaines anomalies dans le nombre de lectures et notamment concernant certains artistes de rap. Pour faire simple, un gonflement artificiel du nombre de streams ou lectures.

 

streaming audio

 

Des techniques de contournement découvertes

 

– Un tube ajouté à une tracklist d’un projet, en tant que morceau bonus. En intégrant à un album un morceau à succès, l’artiste peut ainsi s’assurer d’une certification dès la sortie de son album.

– Les techniques de bourrage au niveau des pistes disponibles dans un projet ou un album (une très longue liste de titres). Un artiste s’assure logiquement d’un plus grand nombre d’écoutes et donc de meilleurs scores dans les classements.

Les niveaux de certification sont : Argent (20 000 ventes/diffusions et +), Double Argent (40 000 et +), Or (75 000 et +), Double Or (150 000 et +), Diamant (200 000 et +), Platine (400 000 et +) et Double Platine (800 000 et +).

La Recording Industry Association of America prend en compte tous les streams lors d’une certification.

– Des programmes (bots, logiciels automatisés, exploitation de failles de sécurité ou de vulnérabilités etc.) peuvent permettent aussi de générer plusieurs milliers de lectures « bidons » par semaine.

Un ingénieur US en sécurité, Peter Fillmore, a déclaré à SC Magazine que son faux compte d’artiste (pour tester la faisabilité de la manipulation) avait englouti près d’un million de hits bidons, avant d’être mis hors ligne par la plateforme de téléchargement.

Même si cela reste exceptionnel, un tel processus de triche pour figurer en tête des classements musicaux a été démontré et rendu possible grâce à l’ingéniosité de personnes aguerries.

Il est donc raisonnable d’admettre que de nouvelles techniques de ce type peuvent être élaborées, ou se trouver sur Internet sur le Dark Web par exemple. Pour exploiter des éventuelles failles de sécurité internet ou informatiques, certains groupes de hackeurs sont trés doués.

 

streams audios et vidéos

 

– Un groupe d’artistes US avait même aussi demandé à ses fans à faire tourner en boucle leurs lecteurs de stream, pour augmenter artificiellement le nombre d’écoutes et « tronquer » ainsi les résultats du classement des artistes.

– A savoir aussi que le marché du streaming audio musical a été victime d’un phénomène de faux artistes, bidons et illégitimes, qui ont réussis à créer des comptes et des playlists en tout genre pour récupérer ou siphonner des royalties. Ces “artistes” bidons avaient publié des titres courts et sans paroles, qu’ils intégraient dans des listes de le lecture, dans le but de générer des revenus (un stream équivaut à une redevance.).

– Il est également possible d’acheter des fausses écoutes, tout comme il est possible d’acheter des faux likes, fans ou abonnés sur facebook ou autres réseaux sociaux. Concernant l’achat de fausses lectures en streaming, une plateforme s’est spécialisée (streamify). Il en existe d’autres.

 

streaming sur ordinateur PC

 

L’imagination des tricheurs est sans limite, tout comme dans les jeux vidéo ou certains gamers sont devenus de véritables spécialistes (cheaters) alors que les enjeux sont moindres. Ces techniques employées sont malhonnêtes.

La triche consiste à recevoir une récompense indue grâce à ses capacités à contourner ou enfreindre les règles juridiques, ou à trouver un moyen déloyal de se sortir d’une situation désagréable par des moyens malhonnêtes, en situation de concurrence.

Heureusement, la triche est la plupart du temps détectable par les plateformes de téléchargements qui recoupent leurs données et sécurisent au maximum les protocoles de communication (parfois, cela prend un certain temps).

Désormais, il existe des techniques de sécurisation pour fiabiliser davantage les systèmes. La première méthode simple, consiste à sécuriser l’URL de diffusion et le « token ». L’URL unique est généré pour un laps de temps donné. C’est donc l’accès à l’URL d’appel qui est davantage contrôlé.

La deuxième technique repose sur un système de gestion des DRM (gestion des droits numériques basée sur l’utilisation de licence délivrée décrivant les propriétés de restriction d’accès au contenu).

 

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